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Sites du CEEP :
- Peau de Meau, 167 ha, commune
de Saint - Martin -de - Crau, sous convention avec le WWF depuis
1991. Acquisition soutenue par de nombreux donateurs.
- Figuières, 87.5 ha,
commune de Saint - Martin -de - Crau, acquis en 1991 avec l'aide
d'Actions Vertes.
- Neigreron Collongues, 276
ha commune d'Arles, convention de gestion en 1994 avec le Conservatoire
de l'Espace Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL).
- Lucquier Calissanne : 205
ha, communes d'Istres et de Saint - Martin -de - Crau, acquis avec
l'aide des Actions Vertes en avril 1999 et juillet 2000.
- Grosse du Sud, 120 ha, commune
d'Arles, convention de gestion avec le Conservatoire de l'Espace
Littoral et des Rivages Lacustres (CELRL) depuis octobre 2002.
- Coucou marais, 52 ha, commune
d'Istres, convention de gestion avec le Conservatoire du Littoral
depuis octobre 2002.
- Cabane Rouge, le Coucou, Croix de Crau,
la Jasse, la Poitevine, Retour des Aires : 1820 ha sous
convention avec le programme Action Communautaire pour l'Environnement
(ACE) mis en place pour soutenir le pastoralisme et le monde agricole,
garants de la pérennité du patrimoine naturel de Crau.
Historique :
Le CEEP agit depuis 1987 pour la protection de la plaine de la Crau,
dernière plaine steppique de France.
Vaste plaine de galets déposés par la Durance lors
des dernières glaciations, la plaine de la Crau couvrait
à l'origine un vaste territoire au sud des Alpilles jusqu'à
la mer et au Grand Rhône, soit près de 40 000 hectares.
Le pastoralisme ovin y est attesté depuis l'Antiquité,
les traces de bergeries antiques y sont nombreuses. Au XVI et XVIIèmes
siècles, les travaux d'irrigation transforment une partie
de l'aride plaine en une oasis sur laquelle se trouvent actuellement
cultivées les prairies de foin de Crau (AOC).
A partir des années 1970, la croissance des marchés
nationaux, les nouvelles techniques agricoles et les parcelles immenses
favorisent l'installation de vergers intensifs et grignotent les
parcours à moutons : les coussouls.
Aujourd'hui, les coussouls originels couvrent
moins de 7000 hectares.
Géologie :
La Crau est constituée de massifs galets duranciens accumulés
sur une importante épaisseur, qui, avec les eaux de ruissellement,
se sont cimentés pour former le " taparas " ou
poudingue, une roche imperméable et résistante. La
plaine de la Crau possède une nappe phréatique de
première importance. Ce sont les eaux d'irrigation des prairies
de foin de Crau qui alimentent la majeure partie de ce réservoir.
Les grandes industries au sud et les vergers intensifs profitent
de cette réserve d'eau.
Climat :
L'épaisse couche de poudingue empêche toute végétation
de puiser de l'eau dans les réserves du sous-sol, seules
les plantes adaptées à la sécheresse et à
l'abroutissement saisonnier par les moutons y poussent. Le mistral
soufflant depuis la proche vallée du Rhône, ne trouve
aucun obstacle, il sévit plus de 110 jours par an, augmentant
la sécheresse. L'ensoleillement y est important, les nuages
et les pluies rares.
Milieux naturels :
Le coussoul, pâture à moutons, est le milieu caractéristique
de la plaine de la Crau. Cette pelouse sèche est couverte
de brachypode rameux, de lavande, de thym et d'asphodèle
fistuleuse. Les nombreuses graminées ne croissent qu'au printemps,
période la mieux arrosée.
Pastoralisme :
Le pâturage dure de mars à juin. Au delà, les
troupeaux transhumants montent dans les alpages. Ils redescendront
avant l'hiver pour brouter les regains de prairies de Crau et les
cultures fourragères. Depuis le XIXème siècle,
de grandes bergeries accueillent les troupeaux de moutons. On compte
encore aujourd'hui, sur cette terre traditionnelle de grande transhumance,
près de 100 000 brebis, le Mérinos d'Arles.
Oiseaux :
C'est le cortège original des oiseaux qui fait la renommée
naturaliste de la Crau. On y trouve l'unique
population française de ganga cata (environ 100
couples), oiseau inféodé aux zones arides. C'est aussi
l'une des 2 sites de nidification en France du faucon
crécerellette (40 couples). La plus
grosse population d'outarde canepetière de France
s'y trouve. L'oedicnème criard,
ou courlis de terre s'y rencontre en nombre. Le rollier d'Europe,
avec environ 70 couples, profite à la fois des pullulations
d'insectes du coussoul pour se nourrir et des haies bordant les
prairies à foin pour y nicher. La huppe
fasciée niche communément dans les pierriers.
La chevêche d'Arthéna et l'oiseau nocturne le plus
courant : insectivore, elle niche dans les bergeries. Les alouettes
sont nombreuses.
La pie grièche méridionale y a établi ses quartiers
et la rare pie grièche à
poitrine rose s'y reproduit très occasionnellement.
Le vautour percnoptère,
nicheur dans les Alpilles,de passage.Le faucon kobez est facilement
observable de retour de migration.
On trouve également une population de lézard ocellé
Parmi la multitude de criquets (40 espèces !) que compte
la Crau se trouve une espèce endémique, le criquet
rhodanien. Les canaux qui traversent la Crau accueillent
un grand nombre d'espèces de libellules.
Protections :
Réserve Naturelle depuis octobre
2001, Zone de Protection Spéciale depuis 1991.
En plus des mesures de protection, le CEEP, en partenariat avec
les éleveurs ovins et la Chambre d'Agriculture des Bouches
du Rhône, cherche à conserver l'activité pastorale
multiséculaire. Des programmes d'aide à l'acquisition
pour les éleveurs, d'amélioration des conditions de
vie des bergers ont été développés.
Pour visiter la Crau, l'Ecomusée
du même nom est ouvert du lundi au samedi, seul le terrain
de Peau de Meau est accessible au public après avoir obtenu
une autorisation à l'Ecomusée. Tous les autres terrains
sont interdits au public.
Un observatoire ornithologique a été aménagé
dans la toiture de la bergerie de Peau de Meau, lieu idéal
pour observer le ganga cata.
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